
Bikefit Blog · 13 mei 2026
Pourquoi une étude de position triathlon va bien au-delà du fait de « bien s’asseoir sur le vélo »
Dans le monde du triathlon, tout tourne autour de l'efficacité. Non seulement aérodynamique, mais surtout biomécanique et physiologique. Une position rapide que votre corps ne peut pas soutenir devient tôt ou t
Dans le monde du triathlon, tout tourne autour de l'efficacité. Non seulement aérodynamique, mais surtout biomécanique et physiologique. Une position rapide que votre corps ne peut pas soutenir devient tôt ou tard un facteur limitant. La perte de puissance, les asymétries, la surcharge et même le manque d'oxygène dans certains groupes musculaires peuvent, à long terme, faire la différence entre performer… ou survivre.
Chez Bikefit Van Staeyen, nous examinons donc non seulement la position sur le vélo, mais l'interaction complète entre le corps, le vélo et la performance. Chaque triathlète se déplace différemment. Chaque corps compense différemment. Et c'est précisément là que commence le véritable performance fitting.
Ces dernières semaines, nous avons travaillé avec plusieurs triathlètes et athlètes de performance pour lesquels la biomécanique, la stabilité et l'analyse de données étaient au cœur du travail. Trois cas montrent parfaitement pourquoi un bikefit moderne va aujourd'hui bien au-delà d'un « réglage de confort ». Nous donnons pour la première fois un aperçu du bikefit d'un triathlète professionnel, d'une triathlète très ambitieuse et d'un triathlète amateur qui fera un Ironman complet.
Nick Thijs - triathlète professionnel
Combiner aérodynamique et physiologie
Avec Nick, nous avons travaillé sur une configuration TT en combinant différentes technologies afin de créer non seulement une position de course aérodynamique, mais surtout durable en vue de Klagenfurt.
L'un des outils les plus importants durant cette séance était le NIRS (Near Infrared Spectroscopy). Il nous permet de mesurer en temps réel l'oxygénation musculaire et la saturation en oxygène pendant l'effort. Cela nous permet d'analyser objectivement l'efficacité du fonctionnement des muscles dans une position donnée.
De petits changements de :
• angle du bras
angle du bras
• angle de hanche
angle de hanche
• reach
reach
• longueur de manivelle
longueur de manivelle
• stabilité de l'épaule
stabilité de l'épaule
ont immédiatement produit des différences mesurables au niveau de :
• la charge musculaire
la charge musculaire
• la consommation d'oxygène
la consommation d'oxygène
• la stabilité
la stabilité
• le développement de la puissance
le développement de la puissance
Et c'est exactement de cela qu'il s'agit aujourd'hui dans le bikefitting moderne du triathlon : non pas simplement « plus bas et plus aéro », mais créer une position que le corps peut réellement soutenir sur de longues distances.
Une position agressive qui n'est pas biomécaniquement stable coûte souvent plus d'énergie qu'elle n'en fait gagner sur le plan aérodynamique.
En combinant biomécanique et données physiologiques, nous avons pu positionner Nick dans une posture TT bien plus stable, efficace et durable, sans rien sacrifier à la vitesse. Nick est d'ores et déjà prêt pour son prochain objectif : l'Ironman de Klagenfurt.
Lenie Boons
Le corps ne ment jamais..
Chez Lenie, nous avons observé des asymétries nettes en dehors du vélo qui influençaient directement la position pendant le cyclisme.
Le bassin était nettement plus bas à gauche, avec une courbure compensatoire de la colonne vertébrale. Par ailleurs, le pied droit s'affaissait davantage vers l'intérieur, ce qui plaçait la jambe droite davantage en position de valgus (« en X »).
Le résultat ? Des compensations à travers toute la chaîne :
• rotation de la tête et du haut du dos
rotation de la tête et du haut du dos
• charge asymétrique
charge asymétrique
• différences de pression sur la selle et les patins
différences de pression sur la selle et les patins
• perte de stabilité
perte de stabilité
Sur le vélo, nous avons observé à gauche davantage de pression sur la selle, tandis qu'à droite, un appui plus important était recherché sur les aeropads. Le corps essaie toujours de trouver un moyen de se maintenir stable.
Grâce à un certain nombre de compensations externes, combinées à une hauteur de selle et un setback corrects, l'ensemble du schéma de mouvement a changé.
Soudain, nous avons vu :
• plus de symétrie
plus de symétrie
• moins de mouvement du bassin
moins de mouvement du bassin
• un contrôle du tronc plus stable
un contrôle du tronc plus stable
• un pédalage plus calme
un pédalage plus calme
Et cela montre parfaitement pourquoi un bikefit ne concerne jamais uniquement le vélo. Le corps détermine toujours la position, et non l'inverse.
Michaël Van De Maele
La stabilité commence par le pied
Chez Michael, nous avons observé une problématique complètement différente. Ici, le principal facteur limitant se situait du côté droit de la chaîne cinétique.
Le pied droit cherchait en permanence de la stabilité pendant le cycle de pédalage. En outre, le pied était nettement plus en supination (vers l'extérieur), ce qui rendait les transferts de force instables et faisait apparaître des compensations plus haut.
Ce que beaucoup d'athlètes sous-estiment : le pied est littéralement le fondement de toute la position sur le vélo.
Lorsqu'une instabilité y apparaît, le corps se met à compenser :
• rotation du bassin
rotation du bassin
• répartition asymétrique de la pression
répartition asymétrique de la pression
• charge des épaules
charge des épaules
• efficacité réduite
efficacité réduite
• activité musculaire accrue
activité musculaire accrue
Grâce à un soutien ciblé au moyen d'une semelle fonctionnelle sur mesure, nous avons pu rendre la chaîne inférieure bien plus stable.
De plus, la selle était initialement trop haute et le drop vers le guidon trop agressif. En corrigeant ces paramètres, il en est résulté :
• plus de calme dans le bassin
plus de calme dans le bassin
• un meilleur contrôle du tronc
un meilleur contrôle du tronc
• moins de surcharge
moins de surcharge
• un transfert de puissance plus stable
un transfert de puissance plus stable
Important ici : une position frontale plus basse n'est pas automatiquement plus rapide.
Lorsque la stabilité disparaît, on perd souvent plus de watts qu'on n'en gagne sur le plan aérodynamique.
Les données sont importantes. Mais l'interprétation est primordiale.
Aujourd'hui, il existe de plus en plus d'outils :
• motion capture
motion capture
• mesures de pression
mesures de pression
• NIRS
NIRS
• saddle mapping
saddle mapping
• EMG
EMG
• analyse vidéo
analyse vidéo
• systèmes d'IA
systèmes d'IA
Mais la technologie seule ne fait pas un bon bikefit.
La véritable valeur ajoutée réside dans :
• la compréhension des compensations
la compréhension des compensations
• l'écoute de l'athlète
l'écoute de l'athlète
• l'interprétation des données
l'interprétation des données
• la combinaison de la biomécanique avec la performance
la combinaison de la biomécanique avec la performance
Chaque triathlète a :
• une mobilité différente
une mobilité différente
• des asymétries différentes
des asymétries différentes
• une capacité de charge différente
une capacité de charge différente
• une physiologie différente
une physiologie différente
#movebetter #pedalfurther #bikefitting
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